Les prix mentionnés en primeur s'entendent hors transport mais avec TVA .
Voyez l'onglet ci-dessous "Campagne Primeurs".
Le logo "bio" signale les vins en viticulture biologique, sous réserve de certification officielle après la mise en bouteille.
La campagne "Primeurs 2024" a lieu jusqu'au 31 juillet 2026, dans la limite des stocks disponibles.
Cliquez sous le prix de chaque cru pour connaître les différents caissages et flaconnages proposés.
Nous regroupons dans la catégorie "Top du Top" le podium (c'est-à-dire la douzaine de crus les plus excitants et obtenant les meilleures notes du millésime) des dégustateurs à notre avis les plus fiables et dont nous vous faisons régulièrement part :
- Michel Bettane (bettanedesseauve.com)
- Jacques Dupont, Le Point
- La Revue du Vin de France
- Jean-Marc Quarin (quarin.com)
- Antonio Galloni et Neal Martin (vinous.com)
Vous y verrez en bonne place les domaines les plus prestigieux, donc les plus chers, mais aussi nombre de challengers qui créent la surprise...
Administré par les Rothschild (de Mouton) depuis 1996, Coutet a rejoint le peloton de tête des plus grands Sauternes après Yquem. Comme Climens, c'est un vrai Barsac, pur et remarquablement subtil, mais avec une liqueur plus marquée. Depuis quelques années, Coutet est en très grande forme ! Fait rarissime, l’exceptionnel millésime 2020 arrive en tête (devant Yquem) du classement des Sauternes 2020 par la Revue du Vin de France « un sommet de pureté, de précoce harmonie, de naturel ! ».
Seul 1er cru classé de la commune de Sauternes avec Yquem, Guiraud offre des vins riches, volumineux, puissants et d'un classicisme formel. Certifié bio depuis le millésime 2011.
Sur la commune de Preignac, Suduiraut offre un vin à l'image de sa position géographique : à mi-chemin entre Sauternes et Barsac. Les derniers millésimes sont éblouissants de puissance contenue et de distinction aromatique.
Selon Bettane & Desseauve (Guide 2025), « Il n'y a guère qu'Yquem pour faire encore un tout petit peu mieux ».
Bien que Les Carmes soit contigu à Haut-Brion et que ses vignes aient fait autrefois partie de celles de Haut-Brion, les vins qui y sont produits sont radicalement différents de ceux de son prestigieux voisin. En raison d'un sous-sol particulier avec la présence d'argile, l'encépagement est à dominante cabernet franc (42%) et merlot (40%) et les vins, profonds et savoureux, ont une générosité immédiate plus typée rive droite que rive gauche. La nouvelle équipe mise en place suite au rachat en 2010 a aussitôt propulsé Les Carmes au sommet des Pessac-Léognan.
Haut-Bailly est le plus délicat des vins de Graves avec une structure tannique particulièrement soyeuse.
Cru bordelais magistral, Haut-Brion est le plus capé d'entre tous en ayant été deux fois classé 1er grand cru, en 1855 et à nouveau en 1959 (classement des Graves). Haut-Brion est à la fois le plus ancien des grands crus avec plus de 5 siècle (depuis 1509) derrière lui, et le plus novateur, introduisant les cuves inox dès 1960 ou les vendanges en vert dès 1980.
Sa situation particulière au sein de l'agglomération bordelaise en fait le premier cru le plus précoce de la rive gauche, un net avantage dans les millésimes de moindre maturité. Pour cette raison, la régularité de Haut-Brion est une référence pour l'ensemble du bordelais, avec ce bouquet intense de terre fraîche, de fumé et de résine de pin si caractéristique de l'appellation.
Par chance, la silhouette unique de sa bouteille a perturbé le marché asiatique et n'y a pas déclenché le même intérêt spéculatif que pour les autres 1ers grands crus classés. Haut-Brion est aujourd'hui sans conteste le plus qualitatif et le moins cher des premiers.
À nouveau en pleine forme depuis le début des années 2000, le grand domaine de Giscours est redevenu un des crus majeurs de Margaux, dans le style qui lui est propre : très coloré, ample et richement fruité pour un Margaux. Sa tenue au vieillissement a fait sa réputation tout autant que ses prix toujours sages.
« Les derniers millésimes sont tous des priorités pour l'amateur », souligne Bettane & Desseauve dans son dernier guide (2025).
Un terroir exceptionnel classé en 1855 en tête des seconds crus classés (avec Mouton-Rothschild). Le classicisme à l'état pur, un Margaux exemplaire et certainement le cru classé dont le style est le plus proche de celui du Château Margaux. Propriété Chanel (comme Canon).
Cru à part parmi les Margaux, Palmer délivre une interprétation originale de l'appellation avec des vins toujours charmeurs, fondants et voluptueux qu'explique son encépagement à 50% merlot.
Aucun cru ne peut mieux exprimer l'association magique et si difficile à obtenir simultanément finesse et puissance. Un premier cru sans rival dans son style !
Même si leur évolution passe toujours par une période d’austérité, les vins de Léoville-Barton possèdent une classe et une élégance suprême, autant dues à l’âge avancé des vignes qu’à un travail méticuleux. Toujours encensé par les critiques, comme en 2015 « fin, sapide et très long, beaucoup de classe en bouche, avec un côté juteux et un superbe grain », noté 97/100 par la Revue du Vin de France.
Depuis l’arrivée de Bruno Borie en 2003, Ducru-Beaucaillou vole de succès en succès. Personne n’a oublié que, jusqu’en 1980, Ducru était le plus grand des seconds crus classés du Médoc, place qu’il est en train de reconquérir. Bravo !
Destinés à une très longue garde en cave (minimum 10 ans même dans les petits millésimes), les vins de Léoville-Las Cases représentent dans chaque millésime une des plus parfaites et plus pures expressions du vignoble médocain. Comme l'a écrit Wine Advocate « Léoville-Las Cases ressemble de plus en plus à Lafite plutôt qu'à son proche voisin Latour ».
À chaque millésime, Léoville-Las Cases est un des candidats désignés au titre de "meilleur Bordeaux de l'année", comme à nouveau pour son 2020 noté 98+/100 par M. Galloni (Vinous) « Las Cases est un des vins du millésime 2020, cela ne fait aucun doute » et 99-100/100 par la Revue du Vin de France « un vin superlatif par sa profondeur, sa richesse, mais surtout sa définition ».
Racheté en 1986 par le groupe AXA, placé dans un premier temps sous la conduite de M. Cazes (Lynch-Bages), Pichon-Longueville Baron retrouve sa meilleure forme dans le style puissant et racé des grands Pauillac. Il faut dire qu’une petite moitié de ses vignes jouxte celles de Latour, sur un terroir de premier cru ! Pour la Revue du Vin de France : « Pichon-Baron est au sommet dans les derniers millésimes ».
M. Rouzaud (Champagne Roederer) l’a acquis en 2007 et a depuis renforcé l’équipe technique en s’adjoignant notamment les conseils de M.Boissenot. Pichon-Comtesse reste fidèle au style qui a fait son succès, toujours aussi dense, suave, charmeur, enjôleur et surtout attachant.
Le surclassement de Mouton-Rothschild en 1973 de second à premier grand cru classé était aussi légitime que mérité eu égard à la qualité de son terroir, un plateau de 90 ha de graves profondes au nord de Pauillac, avec Lafite-Rothschild comme voisin. Malgré cette promotion et même s'il caracole régulièrement en tête dans les dégustations, Mouton-Rothschild reste jusqu'à présent le moins cher des premiers crus classés du Médoc. Son style puissant et corsé ainsi que son aptitude au long vieillissement ont fait écrire à M. Bettane « peut-être le vin le plus formellement parfait du Médoc ? ».
Nommé maître de chai en 1994, M. Chevallier s'est attaché à étoffer les vins de Lafite-Rothschild sans rien perdre du bouquet si caractéristique de cassis, de graphite et de cèdre. Objectif rapidement atteint, plaçant Lafite en tête des 1ers crus classés (c'était déjà le cas en 1855), et vénéré comme tel par le marché chinois. Les incroyables qualités du terroir de Lafite en font un cru à part et donnent au cabernet sauvignon (présent chaque année à plus de 90%) ses plus belles expressions aromatiques.
Le rachat de Calon-Ségur en 2012 par une filiale du Crédit Mutuel annonce le grand réveil de ce fameux terroir de graves sur calcaire, d'un seul tenant et entièrement ceint d'un mur (fait unique dans le Médoc). Tout Bordeaux souhaite qu'au bout d'un plan d'investissement sur 15 ans l'on puisse retrouver des Calon-Ségur aussi fabuleux que ceux du milieu du siècle dernier.
La très haute qualité des millésimes récents de Cos d'Estournel est impressionnante, le plaçant sans conteste au niveau des premiers grands crus classés du Médoc. Un seul qualificatif vient à l'esprit à l'évocation de Cos d'Estournel : monumental, pour ses vins comme pour son chai.
Après 43 millésimes, M. Charmolüe a vendu en 2006 à MM. Bouygues. Le changement de propriétaire s'est accompagné d’un chantier spectaculaire, destiné à faire entrer Montrose dans le 21ème siècle : recours à la géothermie, installation de panneaux photovoltaïques, recyclage du CO2 des fermentations alcooliques...
Changement de style également dans les vins, allant vers plus de complexité aromatique et de raffinement de texture. Montrose reste néanmoins un vin de grande race, reposant sur une puissante architecture tannique et réservé de fait aux amateurs les plus patients.
Délicatement parfumé (bouquet aromatique toujours très floral, violette et pivoine en tête) et d'une élégante suavité quel que soit le millésime, La Conseillante occupe une place à part au sein des plus grands Pomerol, peut-être le plus attachant d'entre eux. Sa finesse et sa texture supérieurement sensuelle et raffinée ne sont pas sans évoquer les grands crus de la Côte de Nuits (côté Vosne-Romanée). Toutefois, derrière l'apparente amabilité de La Conseillante se cache un vin de belle énergie et doté d'une excellente aptitude à la garde.
Propriété ô combien familiale puisque Vieux Château Certan est un (le dernier ?) des très rares grands crus bordelais où les propriétaires, Alexandre Thienpont et son fils Guillaume depuis 2011, sont toujours les seuls maîtres de chai à bord. Grâce à ses cabernets francs (30% en moyenne), Vieux-Certan offre une version ferme, distinguée et raffinée de Pomerol, plus près de Lafleur que de Petrus. Son millésime 2022 croule sous les éloges, comme par exemple dans Vinous dont les deux dégustateurs (Galloni et Martin) l'ont chacun noté 100/100.
Un vigneron talentueux et exigeant, M. Durantou, au service d'un grand terroir au ras de l'église de Pomerol (entre Lafleur et Clinet), a révélé puis propulsé L'Église-Clinet parmi les plus grands crus de Pomerol. L'Église-Clinet est assurément l'un des plus subtils, par sa précision aromatique, sa finesse de grain et sa texture satinée. Bien trop tôt disparu en 2020, M. Durantou a heureusement trois filles unies et bien décidées à poursuivre avec brio l'œuvre de leur père.
Comme Pétrus, Le Pin est 100% merlot. Mais si Pétrus a adopté ces dernières années un style plus classique, Le Pin reste un vin d'hédoniste, souvent exubérant, parfois même exotique. Et contrairement à Pétrus, Le Pin est beaucoup plus rare (500 caisses par an).
Grand vin ultra raffiné, avec une tension minérale hors du commun à Bordeaux, fruit du grandissime terroir de la Côte Pavie mais aussi de la complicité du duo formé par MM. Nicolas Thienpont et Stéphane Derenoncourt depuis 1994.
Propriété de M. de Neipperg (Clos de l’Oratoire, La Mondotte, d’Aiguilhe), au pied du coteau d'Ausone.
Autodidactes, Jean-Luc Thunevin et son épouse Murielle ont fait leurs débuts dans le vignoble bordelais en achetant une minuscule parcelle de 0,6 hectares à Saint-Émilion, à proximité de Pavie-Macquin. Produit en quantités infimes, vinifié avec les moyens du bord mais des soins attentifs et méticuleux, Valandraud n'a pas tardé à faire parler de lui, au point de donner naissance au mouvement des "vins de garage" dans les années 90.
Désormais doté d'un vignoble de près de 11 hectares sur les terroirs calcaires plus frais de Saint-Etienne de Lisse (en bordure est de l'appellation) et d'un chai bioclimatique permettant des vinifications gravitaires, Valandraud est désormais un premier grand cru classé à part entière.
Acheté en 1996 par le groupe Chanel (également à Rauzan-Ségla), Canon a nécessité une restauration complète, des vignes comme de l'outil chai/cuvier. Depuis 2008, Canon justifie pleinement son statut de 1er grand cru classé, avec des vins brillants et racés puisant leur énergie dans les cabernets francs du haut du plateau calcaire.
Racheté en 2017 par le réassureur SCOR, une page se tourne à Troplong-Mondot, formidable terroir de Saint-Émilion. Jusqu’en 2016 inclus, ce sont les vins les plus riches en extrait et les plus généreux de l’appellation, élaborés par Christine Valette et son mari, sous l’égide de Michel Rolland.
Rupture de style radicale à partir du millésime 2017, avec des vins moins denses mais ô combien précis, élégants et racés, confirmée en 2018 par M. Galloni (vinous) « The 2018 is regal, refined and absolutely exquisite », noté 97/100.
Devenu premier grand cru classé en 2012, juste récompense de 20 ans d'effort de M. Neipperg (Canon-La Gaffelière, Clos de l'Oratoire) sur ce petit vignoble de 4,5 ha jouxtant Troplong-Mondot. Un très grand Saint-Émilion, charnu, intense et pénétrant, mais à la production confidentielle.